La restauration collective est concernée par des évolutions réglementaires qui impactent fortement les modes de travail pour relever des défis notables en matière de renouvellement des filières d’approvisionnement vers les produits locaux, durables et bio, d’adaptation des menus et de suppression des contenants en plastique.
Ces évolutions ont des conséquences sur les process de commande, les coûts, les pratiques de production, les modes de stockage et de livraison…, au sens large l’organisation du travail. Dans ce contexte, les conditions de travail et les risques professionnels, pour des métiers déjà fortement exposés à la sinistralité, sont particulièrement réinterrogés.
Les entretiens menés auprès de dix collectivités de petite couronne et l’analyse de leurs données RH portant sur environ 500 agents, ont visé à mettre en évidence les facteurs de risques professionnels liés à leurs activités, identifier le profil des agents de la restauration collective et
analyser les caractéristiques de leurs absences. Ces éléments ont vocation à aborder et éclairer la réflexion sur l’usure professionnelle dans ce secteur.