De 2003 à 2022, quatre réformes concernant la retraite des agents de la fonction publique se sont succédées.
Entre instauration de décote et surcote, révision des modalités de calcul du minimum garanti, limites d’âge pour les catégories actives, dispositif de «carrière longue», droits des travailleurs handicapés, allongement de l’âge légal d’ouverture des droits et de la durée de cotisation donnant droit au taux plein… ces réformes instaurent successivement de nouveaux modes de calcul des pensions des fonctionnaires qui impactent les conditions d’octroi, les montants des pensions et, in fine, les périodes de départ en retraite des agents.
Pour toute organisation, les départs en retraite se répercutent sur les effectifs, et par là, réajustent la cartographie des compétences. Ils interrogent les modes d’organisation, la collaboration entre les générations, les modalités de transmission des savoirs. Ces départs d’agents orientent aussi les recrutements et s’intègrent aux enjeux de maîtrise de la masse salariale.
Dans les années à venir, les tendances observées seront probablement amenées à évoluer au vue de l’impact des récentes réformes et lois que ce soit sur la proportion des femmes par la prise en compte de la maternité et des congés parentaux des mères, sur les volumes de départs en retraite du fait du report de l’âge légal et de la révision des trimestres requis (réforme 2023) ou encore sur la répartition par régime du fait de l’élargissement du recours aux contractuels au sein de la fonction publique (loi de transformation de la fonction publique du 06 août 2019).